Les Années 1910

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J’ai le plaisir de porter à votre connaissance le programme du colloque international Les Années 1910, arts décoratifs, mode, design*, organisé par Jérémie Cernam (Université Paris-Sorbonne), avec l’aide de Marc Bayard (Mobilier national), Adélaïde Couillard (Centre André Chastel), Valérie Ducos (Mobilier national) et Élinor Myara Kelif (Centre André Chastel). Ce colloque se tiendra à Paris, les 19, 20 et 21 Mai 2016, dans la Galerie Colbert (19 et 21 Mai) au Centre INHA – Salle Perrot, 2e étage (6, Rue des Petits-Champs/ 2, Rue Vivienne, 75 002 Paris. Métro: Bourse ou Pyramides); au Mobilier National (20 Mai), Salle Lebrun (42, Avenue des Gobelins, 75 013 Paris. Métro: Gobelins).

* En fin de chapitre, le programme détaillé du colloque…

Demande de renseignements : lesannees1910@gmail.com

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Le roman de Paul Follot (chapitre 5)

Le style 1910

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     Peut-on dire qu’il y a eu un style 1910 ? Cela aurait pu être le sujet d’un cours de Paul Follot à l’Ecole supérieure d’art appliqué (l’ESAP), où il enseigna et donna des conférences jusque dans les années 30. Il aurait pu ainsi s’interroger rétrospectivement, devant les élèves de la Rue Madame, sur la période qui s’ouvrit à la veille de la Première guerre mondiale, et leur demander si, selon eux, elle était un phénomène isolable dans l’histoire des arts décoratifs au 20e siècle ? Une parenthèse entre deux époques bien déterminées ? Ou simplement la transition entre ce qui fut l’art de vivre d’une société révolue et ce qui allait venir ?

P1000584 Le contexte de l’époque est passionnant, ne serait-ce que par le fait qu’il semble se répéter. L’Europe connaît la paix depuis quarante ans. Le 19e siècle se meurt tranquillement mais sûrement. Partout, les esprits secouent le joug du passé. Les vieilles monarchies sont encore en place, mais pour combien de temps ? Les vieilles formes vacillent sous les coups de ce qu’on appelle déjà le progrès. Les intellectuels pensent un monde nouveau. La trépidation du cinéma naissant, le téléphone, le phonographe, les ondes, la vitesse qui modifient les notions d’espace et de temps, l’automobile, l’avion, les techniques nouvelles qui passent par l’emploi des machines, on veut imprimer tout cela à la littérature, à la construction, aux arts, à la vie quotidienne… On est dans une époque charnière, comme de nos jours, un de ces moments uniques où le destin de l’humanité semble se jouer à nouveau. La globalisation commence à se profiler avec la consommation, le travail à la chaîne. Les idéologies qui vont marquer le siècle se mettent en place. Picasso, Delaunay, Franz Marc, Kandinsky, etc. rompent avec la figuration classique ; les musiciens avec l’harmonie, comme Schönberg à Vienne. L’Italien Marinetti a lancé son Manifeste du Futurisme (1909), qui est encore de la poésie mais déjà du fascisme…

P1000759Dans ce monde en ébullition, les décorateurs sont encore rattachés aux formes de la vieille société et en particulier au milieu du spectacle. Ils se doivent à leur public, c’est à dire une classe riche, oisive, qui s’emballe pour la chose ou s’en détourne avec la même désinvolture. Cependant, ils sont conscients qu’il leur faut avancer, car le vrai problème -la plupart d’entre eux l’a compris- ce n’est pas ce monde finissant, mais celui qui vient et qui reste à définir. Les grands magasins pourraient leur donner une piste à suivre. Aux Trois Quartiers, le Printemps, la Samaritaine, le Bon Marché, sont les nouveaux temples construits au milieu de Paris. Des palaces accueillent deux ou trois fois l’an une clientèle, de province ou d’ailleurs, qui vient avec armes et bagages, enfants, gouvernantes, domestiques, afin de s’y fournir en tout ce qu’il faut pour faire fonctionner une grande maison : linge, vêtements, meubles et accessoires… Bien sûr, ce n’est pas encore la clientèle des décorateurs, mais les goûts commencent à changer et la demande à être un peu la même partout : fonctionnel, pratique, de bonne qualité et pas trop cher.

P1000594Les Anglais et les Allemands ont compris, bien avant la France, ce que cela représente du point de vue économique. C’est un marché important, en plein développement, et qui rapporte déjà aux États des fonds qui ne sont pas négligeables (comme l’industrie du luxe de nos jours, ou la vente d’armes ). Et les Français tatillonnent, chipotent, comme toujours, opposent au produit manufacturé le savoir-faire, la qualité, la tradition… Et ils sont en train de se laisser semer, loin derrière leurs concurrents. D’autant que les qualités qu’ils invoquent s’appliquent essentiellement chez nous, à la fabrication de copies et pastiches de meubles anciens, dans les ateliers du Faubourg Saint-Antoine. Aussi peut-on dire que ce « Style 1910 » fut la réaction d’un groupe d’artistes : André Véra, Maurice Dufrène, Léon Jallot, André Mare, Paul Huillard, Louis Süe, André Fréchet, Pierre Lahalle, Paul Follot… plus accessoirement, Emile-Jacques Ruhlmann, Armand Rateau ou Paul Iribe, lesquels se dirigeaient déjà vers une autre conception du meuble, plus originale, plus synthétique, en forçant le trait jusqu’à la caricature (ce n’est pas pour rien qu’elle fut la vocation première de Paul Iribe), face à la routine de ces ateliers parisiens, et aussi à l’éclectisme qui sévissait dans l’art appliqué depuis la fin du 19e siècle. Une salle de bain continuait en 1910 à ressembler à un boudoir, une salle à manger à une chapelle gothique ou à un temple grec. Pour le reste, le tout-venant, le Louis XVI était une sorte de réponse à tout!

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Le dénominateur commun à ce nouveau style, c’est encore et toujours la tradition. Il n’est pas question de faire table rase des styles du passé, pour construire des meubles avec des planches, comme le font les Hollandais ou les Anglais. Le public français se détourne avec horreur de ces choses qui trouvent leur place dans la cuisine ou, à la rigueur, dans des chambres d’enfants. Donc, on repense ce qui a existé et fait ses preuves avec le temps -le 18e siècle d’abord, mais aussi l’Empire, la Restauration, le style Louis-Philippe- on cherche à en simplifier les formes, à les styliser, les rendre plus confortables, plus fonctionnelles, pour en faire quelque chose de nouveau, de moderne. Moins de bois sombres, mais plutôt des essences claires comme le poirier, l’érable, le hêtre, le citronnier… Moins de sculptures sur les meubles, mais des moulures, des incrustations en général de bois plus foncés, des frises dans lesquelles on peut intégrer des motifs de nacre ou d’ébène, des corniches ou des grains de perles.Intérieur Empire Poiret La marqueterie est à l’honneur, car elle permet de jouer avec les essences, d’éviter l’ennui des surfaces vides. Elle remplace avantageusement les bronzes, considérés comme trop « historiques», bien qu’elle soit plus chère que la sculpture sur bois. Follot en fera l’expérience et c’est ce qui fera grimper le prix de ses meubles. Pour les formes, le goût de la Grèce antique, l’archaïsme remis en vogue par les écoles post-impressionnistes et des artistes comme Maurice Denis, Karbovsky, Bourdelle, en même temps que l’intérêt naissant pour le patrimoine rural -sur les traces de Ruskin, on a redécouvert l’art médiéval, les églises de campagne, les retables naïfs-, sont une source d’inspiration nouvelle. P1000588

On a compris la leçon de l’Art Nouveau, les recherches esthétiques entre 1880 et 1900, les lignes fortes, la charpente apparente du meuble, et on la conjugue avec cette naïveté retrouvée, ce retour dans l’enfance, un peu trop artificiel peut-être en plein Paris moderne, et qui donnent au mobilier cet air sévère, un peu militaire, en écho de la mode du Directoire qui a été lancée par le théâtre. C’est dans ces salons martiaux, que les dames de la bonne société se liront bientôt les communiqués du Front et commenteront les manœuvres de Franchet d’Espérey ou le propos de Clemenceau devant la Chambre, comme mesdames Tallien ou Regnault de Saint-Jean le dernier discours de Barère ou les exploits de Dumouriez. Temps retrouvé des lampadophores antiques. Moins de verrerie, dans le luminaire ! Elle est remplacée par l’albâtre, plus archaïque, « un œuf rose où éclos la lumière électrique » (Paul Follot, 1911). Une lumière minérale, opalescente, qui évoque au plafond la douce clarté marbrée de la lune. Aux coins du meuble, l’enroulement remplace le coup de fouet de 1900. On retrouve ce motif en crosse aussi bien chez Follot, que Ruhlmann, Dufrène ou Iribe (Les Choses de Poiret, 1908).

 

La couleur doit donner de la vie au décor, de la vibration, du mouvement. Les laits de chaux des Nabis ont été éclipsés par le déferlement chromatique des Ballets Russes : des mauves, des rouges, des verts acides, des jaunes citron, des bleus profonds, de l’or à profusion. Le Prélude à l’Après-midi d’un Faune de Claude Debussy ou Shéhérazade de Rimski-Korsakov, mis en scène par Léon Bakst, au théâtre du Châtelet ont été un choc esthétique. On veut sur les murs des taffetas à rayures bleu et rouge, ou bleu et vert. On laisse les contrastes noir et blanc de l’école viennoise, aux architectes Henri Sauvage ou Robert Mallet-Stevens. Des étoffes lourdes, des lamées, des lampas de soie aux motifs persans ou héraldiques, des velours violet ou cramoisi. La technique de la laque commence à tempérer le luxe trop voyant du mobilier doré, lequel reste très fragile : « On ne peut éviter qu’après quelques mois, écrit Paul Follot à M. Stern, en juillet 1914 : il n’ait déjà subi nombre de petits dégâts qui d’ailleurs, selon les amateurs de l’ancien, ajoutent du charme à l’objet ».P1000599

Si le style des Ballets Russes est trop vulgaire pour son goût, il s’en avoue néanmoins un peu tributaire, mais discrètement, par l’emploi de la couleur dans les étoffes qui viennent égayer les formes ; parfois par l’emploi d’une laque « bleu turc ». Le laquage au four est en train de remplacer le classique vernis Martin, introduit de Chine au 18e siècle, en attendant l’arrivée de la laque naturelle. Déjà présente à l’Exposition universelle de 1900, cette dernière va vraiment se développer autour des années de guerre -et surtout après, où elle aura servi à perfectionner l’aviation à hélices, notamment en rendant imperméable le bois qui est alors employé pour les pales ainsi que l’axe central des propulseurs. Le mobilier que Follot expose est composé, autour de canapés très bas, presque au ras du sol, recouverts de coussins aux teintes précieuses, de guéridons, fauteuils et tables posés sur une variété étonnante de piètements : du gros pied cannelé et massif (Salon d’automne 1912) donnant une impression de lourdeur, de stabilité, au pied en fuseau de rouet, en passant par la toupie, l’olive, le bulbe, la lyre…Des chaises bien construites, solides sur pattes, aux dossiers répétant le motif de la corbeille de fleurs ou de fruits, qu’on peut voir aussi sur le lustre ou dans le décor du tapis. Ces derniers sont devenus somptueux, conçus comme des compositions en haute laine, des fresques pour le sol, sur lesquelles sont posés quelques petits meubles délicats et très bien dessinés : cabinets, boîtes à ouvrage, classeurs à musique…

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Des lampadaires sculptés, dorés, laqués orange, vert et noir, aux abat-jour plissés, soulignés de cordelières ou de glands dorés. C’est le temps des vogues qui durent à peine une saison : 1912 est l’année du violet et de la mode persane ; 1913, celle de la couleur moutarde qui donne même son nom à un tango ; 1914, le rouge groseille…On en aura jusqu’à l’écœurement. Peut-on ranger ces tendances, spéculations fructueuses ou modes frivoles, sous le nom de Style 1910 ? Oui et non. L’art décoratif, en cette courte période, est fait d’expériences qui prospectent dans tous les sens, de la diversité de doctrines aux objectifs différents, mais aussi de la volonté d’une poignée d’artistes qui, le temps d’une petite décennie, ont cohabité sous la même bannière, avant que des considérations personnelles, les aléas de l’histoire, les aspirations du monde qui va sortir du conflit, fassent évoluer leur style de façon plus dogmatique. Nous y reviendrons.

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Fiche technique :

Programme détaillé du Colloque International

Les Années 1910

* Jeudi 19 mai (Galerie Colbert, Salle Perrot)

9h Accueil

9h10 Ouverture : Barthélémy Jobert (Professeur et Président de l’Université Paris-Sorbonne), Dany Sandron (Professeur, Université Paris-Sorbonne, responsable de l’Axe 7 du LabEx EHNE Écrire une Histoire Nouvelle de l’Europe) – Présidence de séance de la matinée : Olivier Gabet (Musées des Arts décoratifs, Paris)

9h40 Élodie Lacroix (Université Bordeaux Montaigne / BNU, Strasbourg), Les années 1910 dans l’historiographie de l’Art déco depuis les années 1960.

10h10 Discussion

10h20 Pause

Les arts décoratifs en débat

10h40 Rossella Froissart (Aix-Marseille Université), La conversion décorative de l’avant-garde fin-de-siècle, entre renouveau baroque et recherche puriste.

11h10 Bertrand Tillier (Université de Bourgogne), Léon Rosenthal et la « résurrection des foyers » (1915-1917).

11h40 Fabienne Fravalo (Fondation Gandur pour l’art, Genève), Le jouet français et l’art décoratif des années 1910 : tradition, nationalisme et industrie.

12h10 Élise Koering (LACTH, Lille / Université de Strasbourg), Analyse et influence des arts décoratifs français et allemands des années 1910 à travers les écrits de Charles-Édouard Jeanneret – Présidence de séance de l’après-midi : Rossella Froissart (Aix-Marseille Université).

12h40 Discussion

13h Déjeuner

Parcours d’architectes et de décorateurs

14h30 Aurélie Petiot (Université Paris Ouest – Nanterre La Défense), Entre Occident et Orient : Charles Robert Ashbee et le mouvement Arts and Crafts, 1900-1923.

15h Jean-Louis Gaillemin (Université Paris-Sorbonne), Peter Behrens et la tradition néo-classique prussienne.

15h30 Hélène Leroy (Service des musées de France, Ministère de la Culture et de la Communication), Paul Iribe, un directeur artistique au tournant des années 1910.

16h Discussion

16h20 Pause

16h40 Jérémie Cerman (Université Paris-Sorbonne), Les années 1910 : un tournant dans la carrière de Maurice Dufrène (1876-1955).

17h10 Sung Moon Cho (Université Paris-Sorbonne), Jean Luce et la renaissance du service de table dans les années 1910.

17h40 Évelyne Possémé (Musée des Arts décoratifs, Paris), Clément Eugène Mère (1861-1940), un artiste décorateur et tabletier.

18h10 Discussion

* Vendredi 20 mai (Mobilier national)

Quelques centres artistiques

9h Robert Bruegmann (University of Illinois, Chicago), Chicago, the 1910’s and Mainstream Modernism.

9h30 Ulrich Leben (Waddesdon Manor, The National Trust / Centre allemand d’histoire de l’art, Paris), L’Art déco en Allemagne (1910-1925).

10h Armelle Weirich (Université de Bourgogne), Le Werkbund autrichien : architecture et design au service de l’habitat social.

10h30 Discussion

10h50 Pause

11h10 Agnieszka Kluczeswka-Wójcik (Polish Institute of World Art Studies), Les années 1910 ou le temps long de la renaissance décorative polonaise.

11h40 Jasna Galjer (Université de Zagreb), Two Lessons in Modern living from 1910’s : The role of decorative arts in designing modernity in Croatia – Présidence de séance de la matinée : Christiane Naffah-Bayle (Mobilier national).

12h10 Discussion

12h30 Déjeuner

Transferts artistiques

14h Étienne Tornier (Université Paris Ouest – Nanterre La Défense / University of Minnesota, Minneapolis / Institut national d’histoire de l’art), Loin des tranchées : les arts décoratifs français à la Panama-Pacific Exhibition de San Francisco (1915).

14h30 Werner Adriaenssens (Musées Royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles / Université de Bruxelles), L’influence de l’Autriche et de l’Allemagne dans les arts décoratifs belges des années 1910.

15h Alexandre Kostka (Université de Strasbourg), Stratégies franco-allemandes d’hégémonie culturelle autour de 1910 : de l’Exposition universelle de Bruxelles à l’exposition des artistes décorateurs bavarois au Salon d’Automne.

15h30 Discussion

15h50 Pause

Architecture et décor

16h10 Christine Gouzi (Université Paris-Sorbonne), Architecture et décor d’un hôtel particulier parisien des années 1910 : les arts décoratifs selon Gustave Violet (1873-1952) et Henry Caro-Delvaille (1876-1928).

16h40 Simon Texier (Université de Picardie Jules Verne), Retour aux ordres et ornement géométrique : piédroits et colonnes dans l’architecture européenne des années 1910.

17h10 Camille Lesouef (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Fusion de l’architecture et des arts décoratifs des années 1910 : le cas des jardins géométriques – Présidence de séance de l’après-midi : Évelyne Possémé (Musée des Arts décoratifs, Paris).

17h40 Discussion

* Samedi 21 mai (Galerie Colbert, salle Perrot)

Textile d’ameublement et mode dans les années 1910

9h Eva Knels (Université de Vienne), Textile et décoration intérieure à Vienne dans les années 1910.

9h30 Sophie Kurkdjian (Institut d’Histoire du Temps Présent, CNRS), La Gazette du bon ton de Lucien Vogel (1912) : une rupture dans la presse féminine, et un rôle important dans l’émergence de l’Art déco.

10h Discussion

10h20 Pause

10h40 Johanna Zanon (Université d’Oslo / École Pratique des Hautes Etudes), Jean Patou avant Jean Patou : la maison Parry (1910-1913).

11h10 Pascale Gorguet Ballesteros et Marie-Laure Gutton (Palais Galliera. Musée de la mode de la Ville de Paris), Un sportswear dès les années 1910 ?

11h40 Philippe Thiébaut (Institut national d’histoire de l’art), « L’élégance est toute en muscles » (Abel Léger, 1912). Aux origines de la mode masculine moderne – Présidence de séance de la matinée : Marie-Amélie Tharaud (Mobilier national).

12h10 Discussion

12h40 Clôture du colloque

Informations pratiques :

Lieux :

-Galerie Colbert, Institut national d’histoire de l’art (19 et 21 mai)
Salle Perrot, 2e étage
6, rue des Petits Champs / 2, rue Vivienne, 75002 Paris
Métro : Bourse ou Pyramides

-Mobilier national (20 mai)
Salle Charles Le Brun
42, avenue des Gobelins, 75013 Paris
Métro : Gobelins

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Demande de renseignements : lesannees1910@gmail.com