Le roman de Paul Follot (Suite 37)

7 - Cabane E. Martin

Chapitre 37

Impressions cambodgiennes

     En attendant, Paul est riche ! Ou si près de le devenir… Depuis qu’il a quitté la cour de Bangkok, il n’a pas perdu son temps : outre quelques projets pour le roi jetés sur le papier, il a travaillé à la décoration d’un bar à Singapour. Cela s’est fait à bord du Metzinger le conduisant vers Saïgon, où il a retrouvé ce Monsieur Schwarz, sa connaissance du voyage de l’aller. Un Français très sympathique, aventurier et homme d’affaires, comme il s’en trouve fréquemment dans ces régions, directeur de banque et conseiller commercial, proprié1 - Cambodge Garudataire de maisons de jeux, à qui il a raconté les succès de sa mission auprès du roi de Siam et ses projets d’installation dans le pays. On ne laisse pas passer un homme à qui la fortune est en train de sourire, sans lui demander de vous rendre un service. Son compagnon de route cherche justement quelqu’un pour repenser complètement la décoration intérieure d’un établissement qu’il vient d’acquérir, dans un quartier chaud de Singapour. Dans la chaleur étouffante et le roulis impressionnant de sa cabine- la mousson soufflait très fort et rendait la traversée difficile -, Follot a croqué pour lui une dizaine de dessins. Le principe est simple et tout à fait adapté à ce genre de lieu : un décor vert-jade, avec des sièges et des tables en laque Duco de la même teinte aquatique, garnis d’un cannage argenté faisant écho au dôme du plafond. Ce dernier est entièrement plaqué de feuilles d’argent, sous lesquelles tournent les pales d’un énorme ventilateur central en macassar. « Vous aurez-là, déclare le décorateur en lui remettant son travail : si vous veillez à ce que l’effet indiqué sur mes dessins soit parfaitement rendu, le plus chic et le plus moderne endroit de Singapour. » (PF à MS – 12 mars 1930) Est-il utile d’ajouter qu’il a exécuté cette tâche moins comme une commande, qu’à titre amical ? Mais, s’il n’a rien gagné, il espère que ce projet lui amènera une riche clientèle dans ce sud-asiatique, après qu’il ait transporté son activité en Thaïlande.Khmer 2

     Avant de rentrer, Follot est allé visiter les temples que le Siam a restitués au Cambodge, avec les provinces du Nord. Il évoquera, lors d’une conférence à son retour en France, ces journées magiques… «passées dans la solitude mystérieuse d’Angkor, journées silencieuses, animées seulement par la présence des bêtes, où il voyait tour à tour fuser du faîte des temples des envols d’oiseaux étincelants et rôder sous les galeries désertes et ruinées les silhouettes gracieuses des singes argentés. – Ces minutes où, dans le silence bourdonnant que rompaient le craquement des grands arbres et la chute de lourdes pierres, il cherchait à percevoir en lui l’écho lointain d’un monde révolu… »
Ce n’est pas la superbe phrase : « dans une cité morte, deux enfants se tiennent par la main sous l’ennui des singes et le vol lourd des paons…» d’André Malraux, dans La Khmer 1Voie Royale éditée en cette même année 1930 chez Grasset.; mais, comme le disait certaine grande dame de la chanson française « C’est bien joli tout de même ! »… Paul écrit bien et, à défaut « d’enlever » (comme l’a fait le premier) quelques sculptures aux temples qu’il visite, pour les revendre aux antiquaires parisiens, il charge sa mémoire de souvenirs ineffaçables et d’une profonde nostalgie de ces régions lointaines et mystérieuses.

     Il a découvert un climat chaud et lourd, avec ses pluies diluviennes qui viennent soudain noyer le paysage. Un sol en effervescence, en fermentation permanente. Une nature imposante et sinistre, avec ses forêts fangeuses, qui regorgent de bêtes et de bruits : les envols d’oiseaux étincelants, les myriades de lumières sur les toits des pagodes, le ciel pur et le miroir des eaux, émaillées de petites îles verdoyantes et d’une quantité impressionnante de jonques, la présence indiscrète des singes qui escortent vos pas sous la voûte des grands arbres… Toutes ces choses qu’il trouve profondément émouvantes. Partout la vie qui joue à cache-cache avec la mort… Il a découvert également la mentalité des Asiatiques : « Tour à tour passifs et frénétiques, prêts à tous les enthousiasmes comme à toutes les résignations, à toutes les rapines comme à tous les renoncements, prêts à suivre toutes les sollicitations de l’existence, si terribles ou si douces qu’elles soient. » Le calme serein qui se dégage de leur religion bouddhiste, la cruauté hystérique des combats de coqs…

 Khmer 4    De retour à Paris, il prolongera son intérêt pour ces régions et, en particulier, les provinces que le Siam a rendues en 1907 à son voisin du Nord, avec leurs temples et leurs villes sacrées, en allant interroger les meilleures sources, tant dans l’archéologie que par l’étude des religions ou des langues anciennes, au Musée Guimet, à la bibliothèque de l’Institut Oriental, afin de mieux comprendre ce qu’il a vu, d’en dégager un enseignement. Recherches qui montrent bien l’homme Follot, esprit curieux, ouvert, désireux d’approfondir sa connaissance et de tirer, de chaque expérience qui se présente, quelque enseignement propice à son développement personnel. Car, il a découvert là-bas un art… et d’abord une architecture :
« Si les Khmers ont réalisé un ensemble d’urbanisme sans égal dans l’Orient – et même en Grèce ; s’ils ont montré une maîtrise supérieure dans la conception du plan et sa mise en valeur par les volumes plastiques ; s’ils ont été des sculpteurs et des décorateurs hors-pair animés à la fois d’une verve stupéfiante et d’une discipline impeccable, servies par une habileté étonnante – ; ils ont été, avec la pierre, des bâtisseurs médiocres et souvent négligents, n’ayant su faire, comme voûtes, que des assises d’encorbellement et, dans la plupart des cas, calculant mal ou contrebutant les poussées ; ce qui fait que leur appareil est aussi insuffisant que leur appréciation des charges et des résistances de leurs constructions. » (PF – notes de voyage, avril 1930)

     Il a également découvert un art décoratif : les toitures en tuiles rondes en grès vernissé d’un vert vif ou de brun-rouge, les moulurations des assises ou les chambranles en bronze ciselé… Tout cela l’inspire, modifie ses propres visions décoratives. Il a constaté que la plupart des temples étaient intérieurement peints et dorés. Et même partiellement leurs extérieurs ! Dans de nombreux monuments, notamment sous la galerie du premier étage du temple d’Angkor-Vat, on a retrouvé des traces de bel or ancien. Paul a fait sur place une ample pKhmer 3rovision de clichés : bas-reliefs des terrasses, portiques et gopuras monumentaux, tours octogonales, colonnades, statues déhanchées des apsaras aux seins nus, rois mitrés sur leurs trônes, processions de guerriers…

   Invité, 102 rue de Grenelle, à une réception chez l’ambassadeur de France, Henry Béranger, il a pu demander à son ami Georges Coedès, le directeur de l’École Française d’Extrême-Orient, dont il est devenu un membre de la Société des Amis (présidée alors par le marquis de Chasseloup-Laubat), de lui faire parvenir des photographies des lieux qui l’ont intéressé au Cambodge. En effet, il voudrait illustrer certaines théories dans les conférences qu’il doit donner à l’École des arts appliqués de la rue Madame, notamment celle- très personnelle -relative à la décadence de la civilisation des Khmers : « On peut dire qu’ils ont cessé de bâtir en pierre 300 ans après avoir commencé, au moment où ils auraient pu constater les défauts de leurs constructions et tenter d’y remédier. » (PF – notes de voyage) Ou encore, sur le revêtement métallique de certaines constructions, comme le Ta-Prohn (fin du XIIe siècle), où la paroi extérieure des tours présente des cavités, dans lesquelles étaient probablement scellés des goujons de fixation pour tenir les plaques de métal (affirmation sur laquelle je n’ai trouvé encore aucun élément scientifique) : « Ce qui expliquerait le disparate fréquent des matériaux : soubassement en latérite, murailles en briques, pieds-droits et frontons en grès, toits en tuiles vernissées, détails en bronze… le tout finalement unifié par le revêtement décoratif : enduit de sable et de chaux de 2 à 5 cm qui était travaillé en sculpture. »

5 - Mille Bouddhas

     Depuis que Paul est revenu du bout du monde, il tient de moins en moins en place. Il est assoiffé de nouveautés, de voyages, de changements… Les Follot ont acheté un terrain constructible dans le Domaine de Beauvallon, sur les hauteurs de Grimaud. C’est leur séjour chez Lucie, sa sœur, qui leur a fait découvrir le charme de cette région du Var. Moins fréquentée que la Côte d’Azur, elle offre encore des paysages sauvages et tous les avantages du calme et de la solitude, à proximité des plages de sable et des calanques. Les frères Émile et Edmond Bernheim ont compris que le tohu-bohu cosmopolite de Cannes, Nice, Monte-Carlo, ne convenait pas à tout le monde, et que les artistes venaient aussi (et surtout) dans le midi pour s’y ressourcer dans une belle nature, au milieu d’une population locale encore assez authentique. Ils ont conçu le projet immobilier d’un golf avec son Club-house, à proximité duquel s’élèveraient progressivement des villas. Les terrains sont vendus par lots, variant avec la demande, et avec engagement de construire en suivant un cahier des charges, respectueux de l’environnement et soucieux de donner la priorité aux architectes régionaux et aux représentants majeurs du Mouvement Moderne. On a donné le ton, en demandant aux architectes Pierre Chareau et Bernard Bijvoet de concevoir le Club-house (1927) ; puis Chareau l’année suivante avec la villa Vent d’Aval. C’est ainsi qu’est née la station balnéaire de Beauvallon, comme la nomme un prospectus de Beauvallon-Immobilier en 1935. Dans l’intention de finir ses jours avec son épouse dans ce petit Éden, Paul a fait l’acquisition d’un terrain de dimensions modestes. En attendant de dominer la baie de Saint-Tropez de la terrasse de sa maison, on profitera des services du Club-house (qui loue des chambres) et on s’y trouvera un peu comme à l’hôtel.7 - Beauvallon
Tous les loisirs s’offrent à proximité : golf, tennis, plages, bateau… Erwin est là dans son élément. Il s’est lié avec des fils de famille qui partagent sa passion de la voile. Cette vie solaire lui convient mieux que l’atelier de dessin et les blagues des employés de son père. Contrairement aux espoirs de ce dernier- qui le voyait déjà prenant sa succession « le jour où il serait devenu un trop vieux monsieur » (Lettre à Ida, en 1917) -il ne prendra pas sa suite dans le métier de la décoration intérieure… Il a profité de son séjour en Thaïlande pour courir les castings, et il a même décroché un petit rôle dans le film Cinq gentlemen maudits du réalisateur Julien Duvivier : Erwin joue le personnage de Midlock auprès de Harry Baur et Robert Le Vigan*. Ce dernier, qui connait bien son père, lui a conseillé de prendre des cours d’acteur, pour se perfectionner. Il travaille donc à la rédaction d’une petite pièce, qu’il a intitulée l’As de Pique, avec le concours de l’ami de sa jeune sœur, Eric Hurel, qui veut se lancer dans la carrière d’écrivain. les-cinq-gentlemen-mauditsToujours aussi fantasque et indépendante, Sylvie est très attachée à sa mère (même si leurs relations sont souvent houleuses), qu’elle sent fragile et, peut-être, pas très heureuse dans son couple. Lorsque Ida s’absente pour une raison ou une autre, elle l’appelle au téléphone pour lui demander quand elle rentre, si elles dînent ensemble… Visiblement, elle se fait du souci à l’idée de la quitter un jour, pour fonder elle-même un foyer.

  Au volant de sa dernière voiture, Paul arrive à Beauvallon en compagnie de sa famille, souvent avec quelques jours de retard, dus aux imprévus mécaniques, aux intempéries, aux caprices du chauffeur. Il adore s’arrêter n’importe où, lorsque cela lui chante, pour visiter et prendre des photos… Heureux temps où l’on pouvait partir à l’aventure sur les routes de France, sans réservation d’hôtel, ni trajet défini par le GPS ! Erwin entretient la bonne humeur, en racontant pour la énième fois les péripéties de son premier tournage, au Maroc. Accusée par un vieux marabout de profaner un cimetière musulman, sa joyeuse équipe a fait l’objet (comme dans le film) d’une malédiction. Coïncidences ? Plusieurs de ses membres sont tombés malades ; Harry Baur, l’acteur principal, a perdu sa femme quelques semaines plus tard ; et (un comble !) la pellicule a pris feu lors de sa projection aux États-Unis. Il est le seul à n’avoir rien eu… Il en tire une certaine gloire.

Erwin vers 1940  Est-ce pour ces raisons familiales, Paul n’a rien exposé cette année au Salon d’Automne ? L’époque a changé, et ce n’est pas seulement dû à la crise. Le sport, la vie « hygiénique » qui se targue dans les publicités des « avantages du progrès », l’ouverture du monde, sont le nouveau credo des hommes (PF à Mercier – 1er octobre 1930). Tout ce qu’il peut voir dans le cadre minimaliste du Club-house de Beauvallon : béton armé et enduit rose-ocre pour faire couleur locale au milieu des pins, montre assez à Follot qu’une époque est passée. Le Deutsche-Werkbund (l’Atelier d’art moderne allemand) s’expose, en ce début d’été, au Grand Palais. Au milieu de quelques opinions dithyrambiques dans la presse française, qui découvre : « le reflet fidèle du visage de la jeune Allemagne. » (Le Temps – 21 mai 1930) ; ou que « l’air qu’on respire dans le monde de M.Gropius est d’une pureté qui engendre l’allégresse…(Journal des Débats – 10 juin 1930) ; enfin que « Les architectes du « Werkbund » et ceux qui parlent ou comprennent leur langage sont de bons Européens… » (Le Journal – 25 mai 1930) ; les critiques ne s’y sont pas trompés : « Entre la section française et allemande, c’est moins choisir entre le goût française et le goût allemand que, d’une manière générale, entre l’art et l’industrie, entre l’individu et la vie standard ! » (Le Temps – 12 juin 1930) ; « On ne nous permet plus d’oublier qu’une civilisation industrielle de plus en plus nous assiège »… « l’impersonnalité et la froideur mécanique ont quelque chose de terriblement rébarbatif » (La Liberté – 20 mai 1930)… « Ce qui manque ici, c’est le charme. Celui de la ligne et celui de la couleur. Les aspects résultent directement des calculs de l’ingénieur. Ils en conservent la froideur et la sécheresse… » (Comoedia – 11 mai 1930)… On comparera sous peu, avec l’accueil unanime de la critique devant le Pavillon Allemand à l’Exposition Internationale de 1937, les colosses germaniques de Josef Thorak sur l’Esplanade du Trocadéro, les serveurs blonds à la nuque rasée qui vous saluent en claquant des talons. Le régime hitlérien aura trouvé le moyen de faire passer la pilule de « la vie standard » par le gosier français. Il est vrai que la Russie soviétique ayant son frère-jumeau juste en face, tout le monde sera d’accord pour saluer certaines « qualités indéniables» dans le style du IIIe Reich.

 Fauteuil bleu 2 Alors que les milieux artistiques préparent dans la morosité l’Exposition Coloniale de 1931 à la Porte-Dorée (où Paul pourra admirer une réplique en staff du temple d’Angkor), le président Montagnac fait savoir aux membres de la Société des Artistes Décorateurs, qu’il n’est plus question de participer à une quelconque exposition à titre d’artiste indépendant, mais uniquement sous la marque d’une société éditrice. Ce qui signifie en gros : qu’il faut avoir une structure commerciale pour participer aux grands événements internationaux ! La fracture entre les artistes et les industries est consommée. C’est la fin de la grande tradition de l’ébénisterie française, celle du 18e siècle qui se perpétuait contre vents et marées dans les ateliers du Faubourg Saint-Antoine. La création dans le meuble se conjugue désormais avec l’édition. Le temps du design est arrivé. Cela met Follot en porte à faux avec ses collègues de la SAD : il est toujours Vice-président de la Classe 69 (les artistes-décorateurs officiels) dans la manifestation de Vincennes, alors qu’il se sépare de la maison de ventes Waring & Gillow. Malgré tout, Henri Rapin lui a demandé de réaliser le tapis central et un meuble précieux, pour l’ensemble que cette même SAD présente au Pavillon de Marsan de l’année prochaine.

 128.Lustre réalisé par Sabino   Paul s’informe et se documente sur les nouvelles tendances artistiques en Europe. Bien qu’il n’ait pu se rendre à l’Exposition des Arts Décoratifs de Stockholm, entre mai et septembre, il a eu un aperçu de ces réalisations du Nord par la manifestation qui a eu lieu parallèlement dans la galerie parisienne L’Art Suédois, 24 Bld. Malesherbes. Ces artistes ont poussé très loin l’art de travailler le verre, à un point qui ne semble pas avoir été égalé jusqu’à nos jours : «Certaines pièces expriment un raffinement, un soin poussé de faire concurrence à la Nature, presque japonais. » (Galerie AS – 15 avril 1930)

     A la suite du crash américain de 1929, la crise économique a touché l’Europe. Des fortunes apparemment très solides, comme celle de son client bordelais Henry Frugès, sont mises à mal par la récession mondiale et la rupture de la plupart des gros contrats. Les commandes importantes de décoration sont remises à plus tard et pour les artistes qui sont encore en activité, le mot d’ordre c’est «tenir ! ». Paul Follot compte beaucoup sur l’ambitieux projet du Siam pour faire tourner son affaire. Dès son retour, il s’est mis à l’œuvre «afin de réaliser, dans les quatre palais royaux, des ensembles harmonieux et variés… » Une tâche gigantesque pour un seul homme, même s’il se fait aider par des équipes de collaborateurs. Elle devrait s’étendre sur deux ans, au moins ! Quand elle sera achevée et acceptée par son commanditaire, on pourra alors envisager de s’installer là-bas pour en recueillir les fruits.8 - Canapé en macassar - W&G - Drouot gazette

     D’ici là, l’atelier Follot doit noircir des centaines de rames de calques et de papier à dessin. La prédiction de Mister Murdoch se réalisera donc, quoique pas dans le pays où il l’avait annoncée… Paul ne devra sa fortune à personne, à aucun coup de publicité d’aucun magnat australien, mais à son seul talent ! Il n’aura même pas à en être reconnaissant à Ruhlmann, qui l’avait envoyé vers son client thaïlandais. Son confrère, bien malade, disparaît l’année suivante en laissant son entreprise aux mains de son neveu, Porteneuve.

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* Une version allemande de ce film fut tournée en même temps, avec Anton Waldbrock et Camilla Horn. Sortie dans les salles en Allemagne, en 1932 (Wikipédia).

La suite, le 28 mai, avec : Divorce à l’anglaise avec Waring & Gillow…