Le roman de Paul Follot (Suite 36)

Photo de Lartigue

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Chapitre 36

Le voyage en Thaïlande.

    Dans le cadre de ses activités de directeur artistique pour la succursale parisienne d’une grande maison de mobilier anglais, Paul a rencontré le jeune prince Iddhideb, le frère de l’héritier présomptif du trône de Thaïlande. Comme je l’ai écrit dans un précédent chapitre, celui-ci connaît et apprécie beaucoup les artistes français (il a fait ses études à Paris et il est architecte diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts) ; en plus, il tient la fonction de « directeur de la culture » dans son pays. A ce titre, il a chargé en 1928 la maison Barrow-Brown & Cie (commissionnaire pour l’Asie de la Waring qui tient comptoir à Bangkok) de se mettre en relation avec Paul Follot, afin de le charger éventuellement de l’aménagement de la nouvelle résidence royale à Hua-Hun. C’est Ruhlmann qui a conseillé au prince de s’adresser à son confrère. Pressenti au départ pour ce projet, le décorateur de la rue de Lisbonne ne peut s’engager : il est occupé dans le lourd chantier du palais du Maharadja d’Indore. Très généreusement, il a passé le relais…
2 bis - Bagages  Iddhideb est venu en personne, à la tête de la délégation siamoise, au mois de mars 1929, pour discuter des détails de ce projet avec Follot. A l’occasion d’un déjeuner à l’Hôtel Meurice, où est descendue la délégation, il s’est laissé persuader de la nécessité de se rendre à Bangkok afin de superviser des travaux, beaucoup trop importants et complexes, pour être traités à distance. Consulté sur la question, son ami, l’ex-consul de France au Siam, le ministre plénipotentiaire, Fernand Pila, l’a vivement encouragé à faire ce voyage ; en lui promettant des merveilles et, pour commencer, le soutien de son carnet d’adresses… Ce qui n’est pas rien !
« Il faut y aller vous-même, lui écrit-il le 19 mars : parce que, d’abord, c’est votre talent que l’on veut ; et puis parce que, vous connaissant, je sais que par votre action personnelle vous pouvez vous créer des relations et y jeter les bases d’affaires considérables.»

     Le décorateur mesure les avantages qu’il peut tirer d’un séjour à la cour de Siam, tant sur le plan des affaires, que pour les retombées sur la clientèle parisienne et ses créations privées. En effet : « Le roi Rama VII Prajadhipok (sur le trône depuis 1926) est entouré d’une élite de gens cultivés, raffinés, amis des arts, et en particulier de l’art moderne français ! » (On verra ce qu’il en est de « l’art moderne français » sur place…) Paul considère ainsi que c’est un atout majeur pour son avenir que d’être présenté à la haute société siamoise, et que tout parle en faveur de cette aventure :Siam Hôtel Meurice 1934
« J’ai conservé personnellement, poursuit le ministre plénipotentiaire : les relations les plus amicales avec la famille royale et je puis vous assurer que vous feriez une faute en ne considérant cette opportunité que sous l’angle étroit d’une affaire immédiate à faire ou à ne pas faire. Vous savez d’ailleurs que je vous introduirai dans la meilleure société là-bas, d’une telle façon que vous y serez reçu les bras ouverts. »
Même son excellence, le ministre des colonies, donne sa bénédiction urbi et orbi à ce projet. A défaut de pouvoir le recevoir avant son départ, il écrit à Paul que son voyage au Siam « ne peut que servir la cause de l’expansion française en Extrême-Orient. » (2 décembre 1929) En ce temps-là, on n’avait pas peur des mots !

11 - Eléphant laotien     Mais d’abord : quelle est exactement l’ampleur de la tâche qui attend Paul Follot là-bas ?

     Le roi Prajadhipok s’est fait construire sur le Golfe de Siam une résidence d’été, le Palais Chakkri (du nom de sa dynastie), en partie conçue sur les plans du prince Iddhideb. Celui-ci tient à ce que ce soit un décorateur français qui aménage son bureau, le fumoir ainsi que la chambre du monarque. Cette réalisation, coproduite en Europe par Follot et la Waring, a été mise en place entre janvier et avril 1929. Elle a été suivie d’une seconde commande royale comprenant : un boudoir et la chambre de la reine, ainsi qu’un grand vestibule de réception… Son installation s’avérant plus compliquée que la première : la présence d’un décorateur est réclamée sur place. Voilà ! C’est dit… Paul s’embarquera le 5 décembre pour Bangkok ! (Voir sa « Feuille de Route » dans la Fiche technique, en fin du chapitre)

 3 - Port-Said Sur le Chitral, un paquebot de la POC (Peninsular & Oriental Company), effectuant en seize jours le voyage de Marseille à Colombo, il a lié connaissance avec des hommes d’affaires qui font du commerce avec les colocigarettes de Follo 1nies asiatiques… On s’est présenté à la relâche de Port-Saïd, avant de s’engager dans le Canal de Suez, où Paul en a profité pour faire provision de paquets Vert-Nil de cigarettes égyptiennes, sa toquade du moment, dont il a épuisé la réserve dans le beau cabinet doré, à panse bombée, de son salon. Monsieur Jaffet est l’administrateur d’une holding exportatrice de caoutchouc. Schwarz est, lui, directeur de la Banque Franco-Asiatique et conseiller pour le commerce extérieur à Singapour. Thuillier, le quatrième personnage, est le patron d’une compagnie de tissage, Texor, qui emploie 400 ouvriers à Hanoï pour fabriquer des tapis aux points noués dans le goût Chinois…

     4 - Femmes somaliennes

Escale à Djibouti, par une température qui fait penser à ce que doit être l’été ici : 38° à l’ombre ! Pour occuper la monotonie du bord, on lit, on joue aux cartes, on fume et on vide des verres en conversant de choses et d’autres, comme des avantages qu’il y a pour le marché européen à fabriquer en Asie : le travail y est moins cher que partout ailleurs, le savoir-faire excellent (car ils ont une tradition ancestrale dans le traitement des matières précieuses), le sens du détail raffiné et, surtout, ce talent inné dans l’imitation… Ajoutez : « L’absence de contraintes sociales, la main d’œuvre pour rien ! le coût très faible de la matière première» et vous comprendrez que c’est bien tentant d’y expatrier son activité. Jaffet a proposé à Paul de lui présenter un ami qui serait prêt à financer ses projets, un certain Keith Murdoch, directeur du très influent Herald de Melbourne et de plusieurs journaux australiens, qui vient justement de les rejoindre à Djibouti. Entre parenthèses : c’est le futur-père de Keith Rupert Murdoch, le milliardaire qui va naître l’année suivante à Cruden Farm (leur propriété familiale de l’Aberdeenshire) et deviendra le patron de la News Corporation, l’un des plus grands groupes médiatiques du monde, classé en 2015 par le magazine Forbes « 76e fortune de la planète ». 5 - Djibouti

     Les deux hommes sont bientôt en discussion au bar du Chitral, autour d’une bouteille de scotch et d’un coffret de Manilles, sous les rames d’acajou du ventilateur : le premier, l’artiste, essayant vainement d’intéresser le second, l’homme de communication, au développement du marché de la décoration moderne en France ; le magnat de la presse australienne lui conseillant plutôt, après son séjour à Bangkok, de ne pas regagner tout de suite son pays mais de se rendre à Melbourne où, l’assure-t-il, il obtiendra toutes les commandes qu’il rêve, et même au-dessus de ses possibilités de production. Il lui propose de le lancer auprès de ses riches compatriotes, en publiant dans le Herald un long article sur l’aventure d’un décorateur français en Thaïlande, avec des photos de ses réalisations et des moments forts de son séjour à la cour : sa présentation officielle au roi Rama VII, l’intimité avec les princes et princesses, les chantiers fastueux qu’il aura à diriger… Tout cela est très bien, se dit Paul : mais un séjour en Australie allongerait son absence de Paris de deux mois : « car ce sont déjà trois semaines de bateau pour se rendre de Singapour à Melbourne ; et il faudrait des commandes très importantes là-bas, et fermes surtout ! pour motiver aux yeux de Lord Waring une dépense supplémentaire de temps et d’argent. »

 6 - Gamins Thailande Voilà comment l’on passe peut-être à côté de la fortune ! Par contre, une collaboration avec le directeur de la compagnie textile à Hanoï est beaucoup plus envisageable, et on projette aussitôt un modèle de contrat entre Follot et ce dernier ; lequel pourrait déboucher sur une première commande de vingt tapis, destinés à l’Exposition Coloniale de 1931 à Paris. La rétribution forfaitaire du décorateur est fixée à 10.000 Frs par pièce et 5% en droits de suite sur le prix de vente. En échange, Thuillier, le patron de la manufacture, demande seulement à son collègue d’entrer dans son capital, en achetant une centaine d’actions sur sa société d’exploitation asiatique. Soit, pour une somme de 13.290 Frs, intérêts compris ! (PF à Texor – 21 décembre) Comme on peut le voir, Follot ne renonce pas facilement à ses velléités d’indépendance. A 52 ans, trop vieux (et trop Français !) pour se risquer dans une aventure folle au bout du monde ; mais malgré tout, encore trop plein d’énergie pour renoncer à faire une « petite » infidélité à la maison de meubles britannique qui l’emploie…

     Le 22 décembre 1929, changement de décor… Le départ de Colombo est un cauchemar ! Battant pavillon italien, le Mantua est un navire inconfortable, une grosse chaloupe des messageries maritimes, qui va prendre quinze heures de retard entre Ceylan et8 - Colombo la Malaisie. Ce qui va obliger Paul à passer deux jours supplémentaire à Penang, avant de trouver une place dans le train pour Bangkok. Il ne passera pas, comme prévu, les fêtes de Noël au milieu des délices de la cour de Siam. Penang est cependant une ville intéressante, abritant un grand nombre de belles propriétés aux façades blanches, frissonnantes entres les essences tropicales de leurs parcs… Il en profite pour écrire à sa femme, lui parler des affaires qu’on pourrait traiter ici, en s’installant dans cette Asie du Sud-Est qu’il n’imaginait pas aussi riche et douce en comparaison avec la France. Tout patriote qu’il soit, le démon de l’aventure le tenterait-il ?

     A Bangkok, Follot est vite devenu un homme très en vue. Le roi l’a reçu en audience privée, pour le féliciter de son mobilier «mis en place depuis six mois dans ses palais» et lui dire qu’on attendait de lui ici «des choses royales et modernes ». Pour ces dernières… point trop cependant ! Son fils, le prince Iddhideb, est un « révolutionnaire » qui 1925-royalbarge-rama7coronationrêve de tout changer dans son pays. Heureusement que son frère, Narit, l’héritier du trône, est un conservateur ! Ce qui apporte une certaine animation à la cour… Pour lui, le roi, très ouvert au monde occidental (il a beaucoup voyagé en Europe et aux États-Unis), il n’est fixé sur aucun style particulier : il veut simplement que ce soit royal et cadre avec la majesté et la grandeur imposantes qu’il souhaite donner à ses résidences. La tâche est difficile, énorme… Paul va devoir dessiner plus de 300 pièces : meubles, tapis, lustres, rampes… Toutes des modèles originaux ! Le monarque tient beaucoup à avoir l’exclusivité pour tout ce qu’il commande. Dans une température saturée d’humidité, usant les nerfs et minant sa santé. Les Européens ne résistent pas longtemps, même lorsqu’ils sont ici depuis des années… Ils finissent par s’effondrer, à bout de forces.

     Il a un allié précieux avec le prince Iddhideb, qui joue le rôle d’intermédiaire auprès de son père et est un fin diplomate, jamais à court d’arguments et de ressources, pour faire entendre raison à son frère aîné. Fort heureusement, il a une autre stature que ce dernier ! C’est un homme moderne, cultivé, ouvert et très compétent dans le domaine des arts… mais aussi très difficile. L’éducation qu’il a reçue en est la cause ! Emporté, exigeant… Leur collaboration, pour amicale n’en est pas moins pour lui une épreuve de tous les jours. Elle vient s’ajouter à celle du climat, à la chaleur lourde, la moiteur déprimante. On est toujours trempé de sueur, comme au sortir de l’eau, dévoré par les insectes, aussi importuns que ces serviteurs asiatiques qui sont toujours dans vos pattes, à se précipiter pour vous aider sans même savoir à quoi ! Par chance, il a trouvé un assistant charmant dans la personne de Mister Hug, le décorateur Marcel Huguenin, qui restera son fidèle collaborateur jusqu’à la guerre.

Paul s’est entouré d’un train de vie approprié à ses fonctions. C’est important ici, pour être pris au sérieux ! Wagons-lits-salon de 1e classe dès qu’il se déplace dans le pays, coolies et domestiques, cabines de luxe, malles transatlantiques remplies de costumes en coton clair, dont un à veste croisée bleu de nuit, pour plusieurs milliers de francs : deux smoking, un « white » et un « black tie », un classique habit avec son gilet de piqué blanc, des chemises par dizaines, pliées dans des étuis à soufflets (14 chemises molles, 6 chemises de soirée, 9 chemises blanches, 3 chemises de smoking, 8 chemises nuance maïs, 2 chemises de soie, 5 chemises en fil de couleur), et autant de cols durs, de plastrons, de manchettes et de boutons, des mouchoirs brodés de ses initiales par piles et des chaussettes de fil d’Écosse par brassées, des chaussures pour toutes les occasions, et des pyjamas, et des couvre-chefs… ainsi que deux serviettes, dont une extra-plate en cuir noir à serrure, pour abriter les projets royaux. En outre, il a dû faire l’acquisition, dans les commerces de Bangkok, d’une canne à pommeau de corne et d’argent et d’un chapeau haut-de-forme, pour sa présentation à la cour. Paul a quitté la France avec un crédit de 78.465 Frs, dont 10.000 en liquide comme provision de poche, et une lettre de créance de 40.000 sur la Barclay’s Bank. L’appui d’un ministre, Fernand Pila, lui sera bien utile pour se faire avancer de l’argent au moment de son retour. Il s’est toujours donné les moyens de ses ambitions. Le roi ne lui a-t-il pas laissé entendre qu’il voulait faire de lui son fournisseur attitré ? Le décorateur de son règne… Il serait dès lors chargé de l’aménagement de tous ses palais ?

13 - Chambre lit argent Gillow     Ces derniers en ont bien besoin ! Salons et salles officiels, escaliers et vestibules, sont inutilisables dans leur état. Il faut tout démolir pour le refaire à neuf entièrement. Paul est sommé d’évaluer le coût d’un tel chantier. Avec son sérieux habituel, il se fait montrer tous les lieux de résidence : Boroma, Phinam, Amphorn, Bam-Pa-Hin, Hua-Hun… Il note, esquisse, aligne les chiffres, calcule et estime finalement qu’il faudrait, dans une première tranche de travaux, entre 7.200.000 et 7.400.000 Frs, pour reconstruire tout cela au goût du jour, dans le respect de la tradition et du lustre qu’exige la majesté royale. En y joignant les petites réalisations supplémentaires pour le Palais Chakkri, qui atteignent tout de même 409.200 Frs : « Ce qui ne représente que la onzième partie de la somme ! » s’empresse-t-il d’ajouter. Il remet officiellement un devis de 12.000.000 Frs, le 24 décembre 1930. C’est le Noël le plus fou de sa vie ! Avant son départ, Rama VII Prajadhipok lui a offert une superbe agrafe en or émaillé, aux armes royales, qui l’assure de l’amitié et de la protection du monarque. Au moment où une crise économique frappe de plein fouet le monde occidental… Pourquoi ne s’installerait-on pas à Bangkok, le temps de cet immense contrat ?15 -_Chambre royale

  Le problème, c’est qu’il est encore lié à la Waring & Gillow… Plus pour longtemps ! A Londres, on a profité de son absence de cinq mois pour tramer les plus sombres intrigues dans son dos. On lui reproche de n’avoir encore rien signé de concret, de ne ramener de son séjour en Thaïlande que des promesses et des compliments du roi… dont les journaux français et britanniques se sont faits largement les échos. Paul a montré la belle agrafe au naja… Il a toujours su soigner sa publicité ! A peine débarqué à Paris, il est convoqué par sa direction afin de discuter avec Lord Waring de son avenir. Les affaires du département d’Art Moderne sont à vau-l’eau, une liquidation est inévitable. Il ne s’en émeut guère (il s’en réjouirait même !) car il sent que sa destinée a pris une autre tournure, que sa carrière va s’engager à présent dans les grandes réalisations pour un règne lointain. Il ne voit pas encore que la faillite d’un système, laborieusement mis en place, est avancée…

La suite, le 21 mai, avec : Impressions cambodgiennes…Menu Hôtel Bangkok

 

 

 

 

 

 


Fiche technique :

Le voyage au Siam (Feuille de route)…

Aller :

*4 déc. 1929 – départ de Paris (Gare de Lyon) à 19h 25.
*5 déc. 1929 – départ de Marseille sur le Chitral, bateau de la Peninsular & Oriental Company en partance pour la Thaïlande.
*21 déc. 1929 – Arrivée du bateau de la POC à Colombo.
*22 déc. 1929 – Départ de Colombo sur le Mantua de la POC.
*26 déc. 1929 – Arrivée à Penang (puis Penang-Bangkok en chemin de fer).
*28 déc. 1929 – Arrivée à Bangkok.

Retour :

*8 février 1930 – Départ de Bangkok, en direction de Pnom Penh et Angkor.
*15 fév. 1930 – Arrivée à Saïgon.
*18 fév. 1930 – Départ de Saïgon pour Singapour sur le Metzinger.
*20 fév. 1930 – Arrivée à Singapour.
*21 fév. 1930 – Départ de Singapour sur le Kermala.
*15 mars 1930 – Arrivée à Marseille.

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Mobilier pour le Palais Chakkri  :

– 1929 – 1 bureau, 1 fumoir, la chambre du roi, la chambre et cabinet de toilette de la reine, 1 salon de réception « Tout ceci est réalisé et en place depuis six mois » (PF – 18 oct. 1929)
– 1930 – 1 grande salle à manger, 1 grand salon et 1vestibule de réception, soit : plus de 300 dessins pour des meubles, tapis et lustres (en modèles originaux). 17 - Coiffeuse Chakkri

Les Textiles :

– 1929/1930 – Un Tapis et divers tissus de la Maison Lucien Bouix (Paris).

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Une réflexion au sujet de « Le roman de Paul Follot (Suite 36) »

  1. Merci pour ce grand voyage complètement oublié par les historien de l’art déco au profit de la commande du Maharadja d’Indore qui a regroupé des choix plus « modernes » : Ivan da Silva Bruhns pour les tapis et nombres de décorateurs et artistes européens.
    De même le fait que Ruhlmann a choisi d’introduire Follot plutôt que Maurice Dufresne consacre son talent et rééquilibre la vision que nous avons aujourd’hui de Follot.

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